©2019 by Jean-Marc Zulesi

ACTUALITÉS

"1 AN D'ACTION" : LE RASSEMBLEMENT CITOYEN

7 Juin 2018

Du temps est passé depuis le 18 juin 2017, date à laquelle les citoyens de la 8ème circonscription m'ont accordé leur confiance pour les représenter en tant que leur député. Cette première année de mandat a été «1 an d'action».

 

--> Un an d'action au service de notre territoire : pour réhabiliter l'étang de Berre, pour revitaliser l'ancienne raffinerie de LyondellBasell de Berre-l'Étang, pour porter la reconstruction de l'hôpital de Salon-de-Provence, pour améliorer les transports...

 

--> Un an d'action pour la transformation de notre pays : en libérant les initiatives, en encourageant le travail, en favorisant l'investissement, en soutenant la transition écologique ; mais aussi en accompagnant davantage les plus fragiles et en formant mieux les moins qualifiés.

 

C'est l'heure du (premier) bilan !

 

Dans un souci de transparence et de pédagogie, je tiens à rendre compte aux citoyens de la 8ème circonscription des Bouches-du-Rhône de ce que j'ai accompli et engagé à leur service. C'est pourquoi, le samedi 30 juin à 10h30, dans la salle Malacrida de Pélissanne, j'organise une réunion publique ouverte à toutes et tous. L'événement se clôturera par un apéritif.

 

Pour vous inscrire, je vous remercie de répondre aux trois questions de ce formulaire : https://jean-marczulesi.typeform.com/to/N4ao4x

LOI ÉGALIM : DES PROGRÈS DANS LA TRANSFORMATION DE LA FERME FRANCE, MAIS...

30 mai 2018

Le 30 mai 2018, l’Assemblée nationale a voté en première lecture le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation (EGAlim).

 

J’ai apporté ma voix à ce texte parce qu’il comporte des avancées dans la transformation de la ferme France, dans le soutien à nos agriculteurs et dans l’amélioration de l’alimentation des Français.

 

Sachons entendre ce cri de nos campagnes

 

Parmi ces progrès, je veux d’abord souligner l’inversion de la construction du prix, c’est-à-dire le fait de redonner l’initiative aux producteurs dans la négociation commerciale avec la grande distribution. Cette disposition doit permettre de mieux prendre en compte les coûts de production et de définir des prix justes pour les agriculteurs. Sachons entendre ce cri de désespoir de nos campagnes laborieuses : près d’un tiers des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par mois.

 

Autre évolution positive : l’inscription dans la loi de l’objectif de 50% de produits issus de l’agriculture biologique ou labellisés dans la restauration collective. Des meilleurs repas dans les cantines est un enjeu de santé publique mais aussi de justice sociale. Pour une partie des 7 millions d’enfants qui y mangent, issus de familles défavorisées, le déjeuner est le seul vrai repas de la journée. Il est essentiel que celui-ci soit d’une bonne qualité nutritionnelle.

 

Je relève, enfin, des avancées dans la réduction de l’usage des produits phytosanitaires (séparation des activités de vente et de conseil…), dans la défense du bien-être animal (durcissement des sanctions…) et dans la lisibilité des produits pour le consommateur.

 

En tant qu’apiculteur amateur et défenseur des abeilles, je me félicite des nouvelles règles sur l’étiquetage du miel : désormais, dans le cas de miels mélangés, les producteurs auront l’obligation d’indiquer le pays d’origine du miel. C’est la garantie de plus de transparence pour les consommateurs et de plus de protection pour les apiculteurs.

 

La non-interdiction du glyphosate, un rendez-vous manqué

 

Toutefois, ces progrès ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt : il reste du travail à accomplir pour créer le nouveau modèle alimentaire français.

 

Faire de la politique, c’est respecter ses engagements et avoir le courage de ses convictions. C’est pourquoi j’ai cosigné et maintenu mon vote pour l’amendement prévoyant l’interdiction du glyphosate en 2021. Ce rejet de l’Assemblée nationale est un rendez-vous manqué pour la protection de notre environnement mais aussi de nos agriculteurs qui sont les premières victimes de ces produits destructeurs.

 

Fort de 7 mois de consultation dans ma circonscription, j'avais également porté des amendements visant à renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire, notamment en introduisant un enseignement aux bonnes pratiques dans les écoles.

Je regrette que ces propositions aient été rejetées. Je rappelle qu’en France, 10 millions de tonnes d’aliments sont jetés tous les ans. La lutte contre ce gâchis demande une prise de conscience : sensibiliser nos enfants aux bonnes pratiques alimentaires est une condition sine qua non à l’évolution des mentalités.

QUESTION AU GOUVERNEMENT : QUELLE AMBITION INDUSTRIELLE POUR L'EX-RAFFINERIE DE LYONDELLBASELL ?

18 avril 2018

Le mardi 17 avril 2018 à l’Assemblée nationale, j'ai interrogé Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, sur les ambitions du Gouvernement pour l’industrie et, plus particulièrement, pour la revitalisation de l’ancienne raffinerie de LyondellBasell de Berre-l’Étang (Bouches-du-Rhône).

 

J’ai la conviction que ce site pourrait être la vitrine d’une ambition industrielle française retrouvée. Cette conviction est partagée par l’ensemble des acteurs de ce territoire. La Métropole Aix-Marseille Provence, la Région PACA, la CCI Marseille Provence et le Grand port maritime de Marseille ont lancé Industry’Nov. Cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) vise à attirer des projets industriels innovants.

 

« L'État veille à la qualité des plans de revitalisation »

« L’État veille scrupuleusement à la qualité et l’efficacité des plans de revitalisation en privilégiant, chaque fois que c’est possible et réaliste, l’implantation de nouvelles activités industrielles », a d’abord répondu Olivier Dussopt.

 

« Engagé en avril 2015 pour une durée de 2 ans, le plan de revitalisation de l’ancienne raffinerie de LyondellBasell a été renouvelé pour une durée de 2 ans avec l’accord de l’entreprise, a poursuivi le secrétaire d’État. Ce programme doit aboutir à la création de 100 emplois. Deux projets d’implantation ont été étudiés par le comité de suivi : le Groupe Charles André qui propose une activité de logistique pour la préparation de voitures neuves destinées à la vente au grand public (110 emplois), le projet Baytree (170 emplois). »

 

« Émergence d’une filière autour des bio-industries »

 

Olivier Dussopt est, enfin, revenu sur le lancement de l’AMI Industry’Nov : « Cet appel à manifestation d’intérêt vise à attirer les projets privés pouvant contribuer à l’émergence d’une filière autour des bio-industries. »

 

À la fin de cette intervention, j'ai renouvelé mon invitation au ministre à visiter le site à revitaliser de LyondellBasell.

 

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RAPPEL DES FAITS

 

- La raffinerie de LyondellBasell de Berre-l’Étang est à l’arrêt depuis 2014. Ses terrains sont inutilisés depuis cette date.

 

- Après la fermeture de la raffinerie, LyondellBasell a signé une convention avec l’État dans laquelle il s’engage à la compensation d’au moins 100 emplois sur ce site.

 

- Lors d’une visite de Jean-Marc Zulesi le 1er décembre 2017, Éric Meslé, directeur de LyondellBasell à Berre-l’Étang, a fait le point sur la revitalisation du site : « Deux projets sont actés sur le terrain de Vaine : Baytree (filiale d’Axa) veut construire une plateforme logistique de 60 000 m² et GCA un site de mise à disposition d’automobiles. […] À terme, ces deux projets représentent entre 200 et 300 emplois. » D’autres entreprises se sont positionnées.

- Le 1er décembre 2017, Éric Meslé a également indiqué que le démantèlement ainsi que la dépollution de la raffinerie « démarrent tout juste. L’opération doit durer entre 18 mois et 2 ans. »

 

- Le mercredi 21 février 2018 à Bercy, Jean-Marc Zulesi a organisé une réunion de travail avec le ministère de l’Économie et des Finances sur ce dossier.

TABLE RONDE SUR L'APICULTURE : 2 HEURES D'ÉCOUTE ET DÉJÀ 3 ACTIONS ENGAGÉES

27 Mars 2018

Le vendredi 9 mars, j'avais organisé une table ronde qui avait pour thème : "Quel avenir pour nos abeilles et nos apiculteurs ?" À la miellerie des Eyssauts, à Grans, j'avais réuni une dizaine d'apiculteurs du territoire, de profession ou de loisirs, venus du Pays salonais, mais aussi des Alpilles, de la plaine de la Crau et du Pays d'Arles.

 

Objectifs de cette demi-journée : d'une part, écouter et débattre des problématiques de la filière, comme les effets des traitements agricoles sur les abeilles, la lutte contre le frelon asiatique ou encore la valorisation du miel de qualité ; d'autre part, lancer des réponses à ces préoccupations et/ou retranscrire les propositions dans la législation.

Trois actions pour l'apiculture

 

1) J'ai rejoint le Comité de soutien des élus à l'abeille et aux apiculteurs. Vous trouverez plus d'informations sur cette association à l'adresse suivante : http://www.comiteelusabeille.org/

 

2) J'ai interpellé le ministère de l'Intérieur pour lui demander d'autoriser les préfets à mobiliser systématiquement les sapeurs-pompiers, dans le cadre de leur mission de lutte contre les nuisibles, pour détruire les nids de frelon asiatique. Cette interpellation a été faite sous la forme d'une question écrite : il s'agit d'une question publiée au Journal officiel (JO) et à laquelle le ministère a l'obligation de répondre.

 

3) Dans le cadre de la loi Agriculture et alimentation qui sera prochainement débattue à l'Assemblée nationale, j'ai déposé un amendement visant à rendre obligatoire l'inscription du pays (ou des pays) d'origine, c'est-à-dire de production, du miel. L'objectif est de mettre un terme à cette étiquetage "Mélange de miels originaires/non originaires de l'Union européenne" qui ne permet pas au consommateur de savoir d'où vient le produit qu'il achète.

DIALOGUE ENVIRONNEMENTAL : LE PARLEMENT VOTE DES DROITS NOUVEAUX POUR LES CITOYENS

7 février 2018

Le mercredi 7 février 2018, les députés ont définitivement adopté la loi de ratification de deux ordonnances réformant l’évaluation et le dialogue environnementaux dont j'ai été le rapporteur. Pour rappel, le 20 décembre 2017, l’Assemblée nationale et le Sénat avaient trouvé un accord sur ce texte en commission mixte paritaire.

 

Ces deux ordonnances ont pour objectif d’améliorer le dialogue sur les questions environnementales entre la société civile, les porteurs de projet et l’État. Elles font écho au drame du barrage de Sivens, en 2014, et elles doivent permettre d’éviter les erreurs du passé telles que celles observées dans le dossier de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

D’un côté, ces ordonnances permettront un plus large accès à des droits nouveaux pour les acteurs de la société civile, comme le droit d’initiative citoyenne. Les citoyens seront mieux impliqués en amont des projets susceptibles d’impacter l’environnement. C’est un moyen de restaurer la confiance dans le cadre des grands chantiers lancés par les pouvoirs publics.

 

De l’autre, pour les porteurs de projets, ce texte réaffirme l’exigence de protection de l’environnement tout en simplifiant les contraintes et les procédures. Le principe ERC (« éviter, réduire, compenser ») est affirmé.

 

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Le droit d’initiative citoyenne, c’est quoi ?

 

- Il permet à des citoyens, des collectivités ou des associations agréées pour la protection de l’environnement, de demander une concertation préalable à des projets d’infrastructures qui sont susceptibles d’avoir un impact environnemental.

 

- La condition est de réunir le soutien de 20 % des habitants des communes concernées ou 10 % de la population des départements ou régions impactés.

 

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Ce que prévoit ce texte :

 

- Le seuil à partir duquel peut s’appliquer le droit d’initiative citoyenne est fixé à 5 millions d’euros de dépenses publiques ou de subventions publiques.

 

- Le délai au cours duquel les citoyens peuvent se saisir de ce droit est allongé de 2 mois : il passe de 2 à 4 mois.

 

- Le principe ERC – « éviter, réduire, compenser » – est affirmé.

 

- Un maître d’ouvrage aura l’obligation de produire une réponse écrite aux avis de l’autorité environnementale. 

FRENCH MOBILITY : LES 13 INNOVATIONS QUI POURRAIENT RÉVOLUTIONNER LES DÉPLACEMENTS

31 janvier 2018

Le vendredi 26 janvier 2018 à Paris, à la suite des Assises de la mobilité et des Ateliers de l'innovation que j'ai présidés, le ministère des Transports a organisé la première édition de "French mobility".

 

Cet événement avait pour objectif d'accompagner, de valoriser et d'encourager des projets innovants dans le secteur des mobilités, comme l'explique la ministre Élisabeth Borne :

Lors de cet événement, 13 treize labels "French mobility" ont été décernés à des initiatives qui améliorent, fluidifient ou sécurisent les déplacements. Ces bonnes idées, qui ont fait leur preuve sur des territoires, ont vocation à être déployées là où les besoins en mobilités se font sentir.

 

Je vous propose de faire connaissance (en vidéos) avec quatre de ces innovations primées.

https://youtu.be/1HPUdbAvXjA

https://youtu.be/TfMmFZIR7MI

https://youtu.be/2_X5_xxAKpE

https://youtu.be/2shMlX7hh10

ASSISES DE LA MOBILITÉ : MES 35 PROPOSITIONS POUR LIBÉRER L'INNOVATION

17 décembre 2017

Le mercredi 13 décembre 2017, lors de la journée de clôture des Assises de la mobilité, j'ai officiellement remis mon rapport sur l’innovation à Élisabeth Borne, ministre en charge des Transports.

 

Pendant ces Ateliers de l’innovation que j'ai présidés, 400 experts ont été consultés dans le cadre de plus de 30 réunions, 70 auditions, 10 visites et 4 ateliers de réflexion sur le territoire. Des solutions telles que le véhicule autonome ou le scooter en libre-service ont été testées.

 

Mon rapport propose 35 mesures (lire ci-dessous) pour lever les verrous de l’innovation dans le développement du covoiturage et de l’auto-partage, le déploiement du véhicule autonome, l’encouragement des mobilités actives telles que le vélo, l’utilisation des données pour fluidifier la circulation…

 

En effet, j’ai une conviction : l’avenir des mobilités ne passera pas par de nouvelles grandes infrastructures, elle passera par l’innovation. Notre philosophie, c’est d’innover par la technologie, dans les usages et selon les territoires.

 

Des propositions feront l’objet d’expérimentations. Ces travaux permettront de préparer une loi d’orientation sur les mobilités  qui sera présentée en février 2018. Ce texte définira la stratégie du Gouvernement matière de transports sur les dix prochaines années.

 

SIX EXEMPLES DE MESURES

- Mesure 2 : Créer une plateforme "Mobilité et innovation" accessibles à tous les acteurs, publics et privés, avec l’objectif de faciliter les procédures, d’encourager l’expérimentation et de déployer les solutions qui marchent.

- Mesure 9 : Inventer le covoiturage du quotidien en s’appuyant sur la donnée.

- Mesure 11 : Créer un Fonds national des mobilités actives pour permettre le cofinancement par l’État de projets locaux tels que les « autoroutes à vélo ».

- Mesure 14 : Passer du Code de la route à un Code de la rue et de la route, afin d’intégrer les nouvelles mobilités.

- Mesure 29 : Lancer et animer un réseau-club des acheteurs publics d’innovation dans la mobilité, dans l’idée de lutter contre la frilosité des collectivités et de faciliter l’accès aux marchés publics aux start-ups innovantes.

- Mesure 35 : Favoriser l’ouverture et l’exploitation des données pour permettre l’innovation tout en protégeant les usagers et les opérateurs.

 

 

LIEN VERS LE RAPPORT

https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/syntheses

CONTRATS AIDÉS : LETTRE D'INFORMATION À MES CONCITOYENS

3 novembre 2017

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

 

Vous avez été nombreux à attirer mon attention sur la politique menée par la majorité concernant les contrats aidés et je vous en remercie.

 

Depuis plus de 30 ans, les gouvernements qui se sont succédés ont multiplié les annonces et les dispositifs de contrats subventionnés avec parfois des changements de noms (TUC, CES, Emplois jeunes, CAE...) et de public cible (jeunes, seniors, vers les quartiers prioritaires etc.). Année après année, toutes les études menées montrent que les contrats aidés ne sont utiles que lorsqu’ils sont utilisés en temps de crise et à court terme. Or, ces dispositifs ont trop souvent été mobilisés à des fins politiques, sans prise en compte réelle de la situation des personnes en difficulté d’accès à l’emploi. C’est malheureusement la situation qui prévalait à notre arrivée au pouvoir.

 

Dans le secteur marchand, l’effet d’aubaine est très fort : selon les employeurs, 63% des embauches auraient eu lieu au même moment et avec la même personne en l’absence de l’aide de l’Etat. Par ailleurs, le rapport coût/efficacité est très faible : pour créer un emploi, il faut financer sept contrats aidés. Pour cette raison, la majorité a fait le choix de mettre un terme à ce dispositif. Dans le cas du secteur non-marchand (le secteur public et les associations), les contrats aidés ne permettent pas de retrouver un emploi. Il faut rappeler qu’en général, les contrats aidés ne le sont que pour 12 mois renouvelables une fois (soit 24 mois au total). Or, six mois après la fin du contrat moins de 25% des bénéficiaires sont en emploi. Pire, l’INSEE estime qu’à niveau égal, un salarié en contrat aidé réduit ses possibilités d’être en CDI à moyen terme. Enfin, le taux de formation, théoriquement obligatoire, est très faible.

 

Toutefois, comme l’a dit le Président de la République, certains emplois aidés sont utiles à la collectivité et aux bénéficiaires. C’est pourquoi le Gouvernement ne supprime pas ce dispositif, il prend ses responsabilités et le transforme. Les contrats aidés doivent adresser une vraie réponse d’insertion aux personnes les plus éloignées de l’emploi là où ils sont indispensables à la cohésion sociale et territoriale de notre pays. C’est pour cela qu’en 2018, le Gouvernement financera 200 000 contrats aidés dans le secteur non-marchand, en ciblant ses efforts pour que l’outil soit pleinement efficace en matière d’insertion pour l’emploi. La répartition des contrats aidés s’effectuera selon des priorités d’actions bien identifiées :

  • les publics prioritaires : les jeunes en insertion et les chômeurs de longue durée ;

  • les secteurs prioritaires : l’urgence sanitaire et sociale (pour laquelle le volume de contrats aidés sera maintenu) et l’accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire ;

  • des zones géographiques prioritaires : les communes rurales et les Outre-mer, qui bénéficieront d’un nombre de contrats aidés comparable à 2017. 

Ces contrats aidés seront utilisés dans le cadre d’une véritable politique de l’emploi, fondée sur des dispositifs qui favorisent l’insertion professionnelle durable, grâce à la formation et à l’apprentissage. Le Plan d'investissement dans les compétences (PIC) de 15 milliards d’euros sera mobilisé avec un accent sur l’accompagnement, des formations qualifiantes et un travail sur les savoirs-êtres qui freinent l’accès à l’emploi des plus fragiles. Tout contrat aidé comportera véritablement pendant sa durée, ou le cas échéant à son issue un volet formation. Enfin, comme l’a indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, les préfets bénéficieront désormais de plus de souplesse afin d’utiliser au mieux les crédits selon la spécificité des besoins locaux. Ils pourront ainsi faire varier les taux de prise en charge du salaire par l'Etat, de la durée des contrats ou encore mobiliser les services civiques selon les situations. 

 

S’agissant des inquiétudes du milieu associatif, le Premier Ministre a chargé Jean-Marc Borello d’une mission relative à l’Innovation sociale au service de la lutte contre les exclusions du marché du travail qui fera des propositions précises d’ici à la fin de l’année. Président-fondateur du groupe SOS, le premier groupe européen de structures d’insertion, il connaît parfaitement ces problématiques. Le Premier Ministre a de plus nommé un Haut-Commissaire à l’Economie sociale et solidaire, Christophe Itier, qui sera chargé de mettre en œuvre ces préconisations.

 

Enfin dès 2017, les associations bénéficient du dispositif de crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS), analogue au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Ce crédit d'impôt sera calculé sur les rémunérations inférieures à 2,5 fois le SMIC des salariés et son taux sera de 4 %. Le CITS représente un effort conséquent de 600 millions d’euros vers l’ensemble des acteurs du monde associatif.

 

Au printemps prochain, la majorité engagera une transformation sans précédent de notre système de formation professionnelle et d’apprentissage. Soyez sûrs qu’aux côtés de mes collègues députés du groupe La République En Marche, je mettrai toute mon énergie pour gagner la bataille du chômage et de l’emploi pour chacun de nos concitoyens.

 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

TRIBUNE : POUR L'INTERDICTION "RAPIDE ET RÉALISTE" DU GLYPHOSATE

23 octobre 2017

Stop ou encore ? Ce mercredi 25 octobre 2017, l'Union européenne doit se prononcer sur la prolongation (ou non) de l'autorisation d'utiliser le glyphosate, un pesticide popularisé sous le nom de Roundup par la firme américaine Monsanto.

 

Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, avec 53 députés de la majorité, je demande l'interdiction de ce produit dangereux pour l'être humain et destructeur pour la planète, tout en accompagnant les agriculteurs dans cette transition.

 

LA TRIBUNE :

 

Nous, députés de La République en marche, demandons une interdiction de la commercialisation du glyphosate et de son utilisation le plus rapidement possible. Nous estimons que ce produit nocif, aujourd’hui largement utilisé, doit être abandonné.


La France votera contre le renouvellement de son utilisation pour dix ans et nous nous félicitons de la position responsable de notre pays. À présent, nous demandons aux pays membres de l’UE, qui doivent se prononcer le 25 octobre, de soutenir cette orientation.

 

Tout en accompagnant les agriculteurs

 

Sortir du glyphosate, tout en accompagnant comme il se doit les agriculteurs dans cette transition, dans un calendrier court et réaliste, est un bon compromis. Lors du vote en 2016, la France s’était abstenue. Nous attendons aujourd’hui une prise de conscience et de responsabilité forte de notre pays.

 

En France, huit mille tonnes sont pulvérisées chaque année. Plusieurs études sérieuses et étayées, dès 2015, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’ont classé comme substance « cancérogène probable ». Il y a donc urgence. Voter contre pour préserver notre santé : aujourd’hui, il est impossible de ne pas respirer ou ingérer du glyphosate. Il est partout dans notre alimentation sans même que nous le sachions. C’est une véritable question de santé publique. Par exemple, bien qu’interdite en France depuis les années 2000, la dessiccation serait pratiquée par certains : une semaine avant la récolte, l’usage serait de pulvériser sur certaines céréales et légumineuses le glyphosate et ses adjuvants.

 

Préserver notre écosystème

 

Voter contre pour notre planète : ces substances n’affectent pas uniquement les mauvaises herbes contre lesquelles on les utilise. Le glyphosate perturbe la vie des sols sauvages, aquatiques, la biodiversité et met en péril tout notre écosystème.

 

Voter contre pour accompagner notre agriculture : parmi les défenseurs du glyphosate, l’argument qui revient en boucle est qu’il évite les passages mécaniques avant la mise en culture suivante. C’est effectivement le cas. Mais que voulons-nous vraiment ? Continuer dans un système totalement dépendant des produits chimiques et qui arrive à bout de souffle – un système qui rend les agriculteurs asservis à l’agro-industrie –, ou alors inventer une agriculture d’excellence, qui combine qualité nutritionnelle, respect de l’environnement et santé publique ? Au sommet de l’Etat, le choix du bon sens a déjà été fait.

 

5 milliards d'euros pour moderniser l'agriculture

 

Réduire progressivement l’usage des pesticides est un engagement d’Emmanuel Macron, rappelé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale par le Premier ministre, Édouard Philippe. Le gouvernement a d’ailleurs déjà adopté des mesures fortes pour impulser une dynamique. Un effort conséquent a été fait : cinq milliards d’euros sur cinq ans dans la modernisation agricole. Ces crédits doivent servir entre autres à aider les agriculteurs à s’équiper d’outils alternatifs pour trouver enfin une alternative à l’utilisation du glyphosate. Il est de notre devoir d’accompagner les agriculteurs dans cette transition.

 

De nombreux agriculteurs se passent déjà de glyphosate en le remplaçant par la rotation des cultures, un choix d’espèces adaptées ou des faux semis, couverts végétaux adaptés… Les alternatives sont déjà à notre portée et d’autres sont encore à développer.

 

La France, une nation pionnière et visionnaire

 

La qualité et la réputation de l’agriculture française ne sont plus à démontrer. Beaucoup de pays nous l’envient. L’interdiction du glyphosate ne ferait que renforcer cette image et lui apporterait une véritable valeur ajoutée. En complément de la mission interministérielle, une mission d’information avec 18 parlementaires est constituée au sein de l’Assemblée nationale pour proposer des solutions de sortie.

 

Voter contre au nom des valeurs de la France : soyons à la hauteur de l’enjeu et de l’attente des Français en prenant cette décision historique. Préservons les futures générations. Aidons nos agriculteurs et replaçons notre nation dans le rôle qu’elle a toujours eu, celle d’une nation pionnière et visionnaire. Nous, députés de La République en marche, appelons à un vote responsable, respectant la santé de tous.

M. HULOT "PRÊT À DÉBATTRE DE LA RÉHABILITATION DE L’ÉTANG DE BERRE"

10 octobre 2017

"Le renouveau écologique de l'étang de Berre permettrait le retour d’une biodiversité riche, mais aussi la création de milliers d’emplois dans les secteurs du tourisme et de la pêche, à l’heure où l’industrie décline sur notre territoire." Par ces mots, et parce que la réhabilitation de cette pépite des Bouches-du-Rhône est au cœur de mes préoccupations, j'ai interrogé M. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, lors de la séance des questions au gouvernement de ce mardi 10 octobre (ci-dessous, le texte intégral de ma question).

 

Pendant des décennies, l'étang de Berre a malheureusement été victime de rejets conséquents de produits chimiques industriels, d’apports massifs d’eau douce provenant du canal de la Durance et de dégradations dues à une urbanisation galopante. Aujourd’hui, les associations, les élus et les habitants aspirent unanimement à la réhabilitation de l’étang de Berre. 

 

Pour réaliser cet objectif, il y a une solution : saliniser une eau devenue trop douce. Et il y a un moyen : remettre en eau le tunnel du Rove, qui reliait l’étang à la Méditerranée mais qui est aujourd’hui fermé. En avril dernier, un rapport commandé par le ministère de l’Écologie avait jugé « possible », la mise en place d’un débit de 10 mètres cubes par seconde, grâce à un percement dans ce tunnel.

 

J'ai donc demandé à M. Nicolas Hulot, quelles étaient ses perspectives d'action pour la réhabilitation de l'étang de Berre.

 

"Un cri d'espoir de votre territoire"

 

"Je tiens à vous rassurer : il n’y a pas une journée sans laquelle convergent vers moi ce cri d’espoir et cette attente partagée dans votre territoire. […] L’objectif est bien de dépolluer rapidement cet étang", a répondu le ministre de la Transition écologique et solidaire.

 

"Suite à l’expertise que vous avez évoquée, nous avons quelques interrogations sur la méthode proposée. En effet, l’utilisation du canal du Rove […] est, en plus de son coût très important puisqu’il est estimé à 25 millions d’euros, très incertaine quant à ses résultats", a-t-il relevé.

 

M. Nicolas Hulot a conclu : "Il nous paraît donc nécessaire d’en débattre immédiatement avec les partenaires locaux. Le ministère est prêt avec vous, sans tarder, à réfléchir sur les solutions pour l’étang de Berre."

L'ORDONNANCE RENFORÇANT LE DIALOGUE ENVIRONNEMENTAL ADOPTÉE

19 juillet 2017

Hier, en séance de nuit et en tant que rapporteur de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, j’ai défendu le projet de loi de ratification des ordonnances renforçant le dialogue environnemental. Beaucoup d’entre nous ont déjà vécu ces situations où l’on s’inquiète des conditions de mis en œuvre de projets qui risqueraient de porter une atteinte grave à l’environnement (autoroutes, zones industrielles… etc.).

 

Parmi les nombreuses mesures permises par ces ordonnances, adoptées hier par l’Assemblée, figurent l’élargissement des compétences de la Commission nationale du débat public (autorité chargée d’organiser le dialogue environnemental), l’instauration d’un droit de saisine pour les citoyens, l’obligation faite aux maîtres d’ouvrages publics et privés d’envisager tous les scénarios, y compris l’absence totale de projet, mais aussi la consécration du principe « éviter-réduire-compenser » (ERC).

 

C’est donc un texte équilibré, respectueux des droits de nos concitoyens, de l’environnement mais aussi du nécessaire développement des projets et des investissements, que j’ai eu la fierté de porter, hier, devant la représentation nationale. Souhaitons, pour une mise en œuvre aussi rapide que possible de ce texte, que le Sénat veille à en respecter les grands équilibres. 

 

Je vous invite à consulter, ci-dessous, la vidéo de mon intervention : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4780892_596e5f66c986a

 

Vous pourrez trouver aussi le texte de mon intervention ainsi que le dossier complet disponible sur le site de l'Assemblée Nationale :

 

- Intervention en séance publique du 18 juillet 2017 (texte) ;

 

- Dossier législatif - Environnement : évaluation environnementale des projets et information du public

RETOURS SUR LE SÉMINAIRE DE RENTRÉE POLITIQUE LREM

26 juin 2017

Ce week-end du 24 et 25 juin a permis de réunir tous les députés La République en Marche pour un séminaire de rentrée politique et une première réunion de groupe. Au sein de l'Hôtel de Lassay, nous avons d'abord été accueillis par Jean-Paul Delevoye, Président de la commission Nationale d'Investiture, et Catherine Barbaroux, Présidente du mouvement LREM.

 

Notre Premier Ministre, Édouard Philippe, a ensuite prononcé un discours mobilisateur, saluant au passage le bond en avant de la féminisation au Palais Bourbon en estimant que "Marianne revient enfin chez elle".

 

Le samedi après-midi a permis, lors de tables rondes, de rappeler l'organisation de la vie parlementaire, du groupe, l'importance de la cohésion de la majorité et l'articulation entre l'Assemblée et le gouvernement.

 

Ce week-end aura aussi permis de se faire connaître auprès des autres députés, d'échanger à propos de la mise en œuvre de nouvelles pratiques politiques, plus proches des citoyens, et d'aborder les prochaines échéances concernant le travail législatif de l'Assemblée Nationale.

 

J'ai à cœur de pouvoir mettre mes compétences au profit de notre pays. Dès ce mardi, l'Assemblée se réunira publiquement. La séance inaugurale de la XVe législature est prévue à 15 heures. Notre première mission de députés sera d'élire un président pour l'Assemblée.