• Jean-Marc Zulesi

À L'ÉCOUTE DES PERSONNELS DES MAISONS DE RETRAITE


Je suis très attaché à la qualité du service public de la santé et, particulièrement, aux conditions de vie de nos aînés dans les Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD). Aussi, dans ce contexte national d’inquiétude au sein de ces structures, j’ai tenu à rencontrer et à échanger avec des personnels de ma circonscription. Le lundi 5 février 2018, en présence d'Olivier GUIROU, Maire de La Fare-les-Oliviers, et de Jean-Yves LE QUELLEC, directeur de l'hôpital de Salon-de-Provence, j’ai visité la maison de retraite publique Saint-Jean, à La Fare-les-Oliviers. J’ai été soulagé de constater que, dans cet établissement « familial » (60 places), les résidents m’ont dit apprécier leur quotidien. La structure fait de gros efforts pour leur qualité de vie, par exemple en faisant la cuisine sur place ou en proposant de nombreuses activités avec le concours d’associations ou de jeunes en service civique.


« Sentiment de devoir faire toujours plus avec toujours moins »


Toutefois, j’ai aussi constaté la fatigue, la lassitude, des personnels qui ont « le sentiment de devoir faire toujours plus avec toujours moins », et ce avec des résidents « qui rentrent de plus en plus vieux (88 ans de moyenne d’âge) et de plus en plus dépendants ». Les agents demandent de l’écoute, ce qu’ils ont le sentiment d’avoir auprès de la direction, mais aussi un soutien :


  • Effectifs : Ils regrettent le non-renouvellement de contrats aidés et ils estiment que le recrutement d’un personnel (sur les 52 agents, dont 16 aides-soignants et 3 infirmiers) permettrait déjà de les soulager dans leurs tâches.

  • Matériel : Ils reconnaissent « des améliorations » mais ils auraient besoin que davantage de chambres soient équipées de lève-personnes sur rails. Aujourd’hui, seulement 7 chambres en disposent. Ils soulignent la praticité de ces dispositifs pour un coût raisonnable (autour de 2 000 euros l’unité).


Réunion avec le syndicat Force ouvrière


Ce même lundi 5 février à ma permanence parlementaire de Salon-de-Provence, j’ai reçu des représentants de la section « Santé » de Force Ouvrière (FO). Je précise que j'avais également contacté, par courriel, la CGT et la CFDT, et que les deux sections départementales n'ont pas répondu.


Les représentants de FO m’ont fait part de leurs préoccupations et de leurs propositions que je me permets de résumer ci-dessous :


  • Le retrait de la réforme de la tarification (loi du 28 décembre 2016), le syndicat considérant que ce texte crée « de nouvelles charges pour les résidents et des difficultés accrues pour le fonctionnement des EHPAD ».

  • Des recrutements « massifs » pour pallier, selon eux, un manque de moyens qui a pour conséquence une « maltraitance institutionnalisée » dans certains établissements.


Faire remonter les inquiétudes du terrain


En tant que Député, je tiens à écouter les inquiétudes du terrain et à les faire les remonter au Gouvernement. C'est pourquoi, comme je m'y suis engagé auprès de mes interlocuteurs, dès ce mardi 6 février, j'ai écrit au Ministère de la Santé pour lui faire part de mes observations.


J'en suis convaincu : la réflexion et la législation sont toujours plus pertinentes lorsqu'elles s'appuient sur les réalités du quotidien.