• Jean-Marc Zulesi

LUTTONS ENSEMBLE CONTRE LE VARIANT DELTA


L’émergence du variant delta a rendu nécessaire le prise de nouvelles mesures. Conscient de vos inquiétudes légitimes je me permets de vous apporter des éléments sur des sollicitations que j’ai pu recevoir.


Inquiétude quant au développement rapide des vaccins contre la Covid-19


La rapidité de développement des vaccins contre la Covid vient du fait que nous faisons face depuis 2020 à une pandémie d’une ampleur inégalée, contre laquelle les scientifiques du monde entier ont cherché à développer une solution en même temps.


Chacun des vaccins actuellement autorisés a été testé lors d’essais cliniques réunissant au minimum 30 000 personnes.


Les 4 vaccins actuellement disponibles en Europe ont fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle de la part de l’Agence européenne du médicament. Cette autorisation rassemble tous les verrous de contrôles d’une autorisation de mise sur le marché standard pour garantir un niveau élevé de sécurité pour les patients.


« En France, 96% des personnes ayant développé une forme symptomatique du virus n’étaient pas vaccinées » Ministère de la Santé


La technologie de l’ARN messager


La technologie de l’ARN messager a été développée à partir des années 1960 par trois chercheurs français de l’Institut Pasteur et cela fait vingt ans qu’elle permet l’élaboration de vaccins. C’est une technologie sûre. L’ARN ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule et donc ne modifie en rien l’ADN, comme cela peut être dit sur les réseaux sociaux.


La technologie ARN messager, comme celle plus classique employée par d’autres vaccins, ont permis de répondre à cette urgence, avec un rapport bénéfices/risques nettement suffisant pour bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché.


Responsabilité en cas d’effet secondaire grave à la suite de la vaccination


Il n’existe dans les contrats des laboratoires aucune disposition visant à les dédouaner de leurs responsabilités. Comme pour tout médicament, la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques est engagée en cas de vide de procédure ou défaut de fabrication du vaccin. En ces d’effet indésirable responsable d’une altération de la santé de la personne, c’est la responsabilité de l’État qui est engagée dans le cadre l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), lequel prend en charge la totalité des dépenses. Ce régime de responsabilité a fait l’objet d’une disposition spécifique afin de le rappeler et en assurer l’effectivité, dans le cadre du projet de loi de gestion de la sortie de crise sanitaire adopté par le Parlement le 25 juillet dernier.


Questionnement quant à la légalité des mesures annoncées :


Le projet de loi sur la gestion de la crise sanitaire a été examiné préalablement à sa présentation en conseil des ministres par le Conseil d’État. Ainsi, le 19 juillet le Conseil d’État a validé le projet de loi visant l’extension du pass sanitaire.

Le Conseil constitutionnel qui est le régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics doit maintenant procéder au contrôle de conformité de cette loi avec la Constitution.


« En raison de ces circonstances de reprise épidémique forte, qui permettaient au Premier ministre de prendre sans attendre les mesures contestées » a ainsi statué le Conseil d’État.


Traitements alternatifs et notamment l’ivermectine


L’Organisation Mondiale de la Santé a déconseillé vivement son utilisation pour traiter la Covid 19 en dehors des essais cliniques par manque de résultats et de données. Les résultats obtenus par l’étude de l’institut Pasteur l'ont été sur des animaux, non des êtres humains. Dans cette recherche, ce sont ainsi 36 hamsters dorés qui ont été utilisés pour tester l'efficacité de l'ivermectine. Les résultats obtenus ne sont donc pas transportables à l'organisme humain, mais sont en effet un préalable à un essai clinique chez l’homme.


Durée d’application du dispositif


Le dispositif est limité dans le temps à la période de sortie de crise, c’est-à-dire jusqu’au 15 novembre 2021. Dans l’hypothèse où les conditions sanitaires forceraient à prolonger cette sortie de crise, la mise en œuvre du pass sanitaire devra de nouveau être examinée.


https://www.nouvelobs.com/vaccination-anti-covid-19/20210730.OBS47084/plus-de-huit-personnes-hospitalisees-sur-dix-ne-sont-pas-vaccinees.html


https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/07/30/la-vaccination-contre-le-covid-19-est-elle-risquee-pendant-la-grossesse_6090062_4355770.html