• Jean-Marc Zulesi

LYONDELLBASELL : QUEL AVENIR POUR L'ACTIVITÉ ET L'EX-RAFFINERIE ?


Ce vendredi 1er décembre, j'ai visité l’usine pétrochimique de LyondellBasell de Berre-l’Étang, accompagné par Bruno HÉRY (directeur des Affaires institutionnelles Europe du groupe), Éric MESLÉ (directeur du site), Jean-Xavier WIRAMUS (DRH du site) et Caroline HENRY (responsable des Affaires publiques France-Espagne). J'ai tenu, en tant qu’élu mais aussi en ma qualité d’ancien ingénieur, à découvrir « ce site qui est l’un des moteurs économiques du territoire et l’un des plus gros employeurs industriels de PACA ».


Ce rendez-vous poursuivait deux objectifs : d’une part, échanger sur l’avenir du groupe LyondellBasell, implanté depuis 1929 au bord de l’étang de Berre ; d’autre part, faire le point sur la revitalisation des terrains de l’ancienne raffinerie qui a cessé ses activités en 2014.


« Confiants sur le prochain cycle de six années »


Sur la présence de LyondellBasell dans les Bouches-du-Rhône, les dirigeants du groupe ont fait preuve d’optimisme. Bruno HÉRY a évoqué la « concurrence des États-Unis, pays où les prix de l’énergie sont faibles, et celle d’Asie, continent où se construisent des vapocraqueurs de très grand volume ». Mais il a surtout insisté sur la pertinence économique, pour le groupe pétrochimique, « de produire à proximité de ses marchés » et donc de « maintenir une activité en Europe ». « Il n’y a aucun risque à court terme. Nous sommes confiants sur le prochain cycle de six années », a ajouté Éric MESLÉ, qui a rappelé que, « en 2016, nous avons investi 100 millions d’euros à Berre-l’Étang ».


J'ai interrogé les dirigeants sur l’avenir du site à « moyen et long termes ». Pour Bruno HÉRY, « l’enjeu est d’abord de changer l’image de l’industrie, de promouvoir une industrie qui respecte l’environnement et qui offre de bonnes conditions de travail à ses salariés ». J'ai bien entendu ce message. Notre industrie est une filière d’excellence, de pointe. Je tiens à la valoriser dans ma circonscription, mais aussi dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale et auprès des ministères.


Deux projets actés, la raffinerie à démanteler


Après cet échange, le groupe LyondellBasell a fait un état des lieux du projet de revitalisation des terrains inutilisés à la suite de l’arrêt de la raffinerie en 2014. « Sur le terrain de Vaine, deux projets sont actés : Baytree (filiale d’Axa) veut construire une plateforme logistique de 60 000 m² et GCA un site de mise à disposition d’automobiles. Ces activités répondent aux besoins identifiés sur le territoire de la Métropole », a exposé Éric MESLÉ. « À terme, ces deux projets représentent entre 200 et 300 emplois », a-t-il précisé. Pour rappel, lors de la fermeture de la raffinerie, LyondellBasell avait signé une convention avec l’État dans lequel il s’engage à la compensation d’au moins 100 emplois sur ce site.


La raffinerie elle-même doit être « démantelée et désamiantée », a poursuivi le directeur : « L’opération démarre tout juste. Elle doit durer entre 18 mois et 2 ans. » Ces terrains (environ 50 ha) sont toujours disponibles.


J'ai exprimé mon point de vue sur l’avenir de cet espace :

« Mon rêve, c’est que ce site qui a un potentiel exceptionnel garde une vocation industrielle et qu’il accueille une activité qui donne une belle image de l’industrie, comme de la chimie verte. »